L’éducation physique et sportive n’est pas un élément qui s’ajoute à un ensemble éducatif constitué par l’enseignement des mathématiques, du français et des disciplines d’éveil, mais la partie intégrante d’un tout qui contribue à l’éducation de l’enfant.

L’exercice n’est donc pas un but mais un moyen

Cette éducation fera souvent, pour les plus grands, appel à certains gestes sportifs, car il importe de susciter l’intérêt des enfants déficients en utilisant les mêmes motivations que celles qui sont employés pour les autres enfants.
De plus le sport est un phénomène social et culturel qui engendre des comportements qui se réfèrent aux valeurs couramment admises par la société et donc contribue à une meilleure intégration sociale.

L’éducation physique cherche à se définir aujourd’hui en terme de conduite. L’enseignant se propose donc de développer les possibilités motrices des enfants, en repérant ce qu’ils sont capables de réaliser et de quelle façon ils se conduisent dans diverses situations selon quatre directions :

  • Le développement des capacités organiques, fonciers et d’exécutions :

Vitesse, détente, force, souplesse, endurance, résistance…

  • La maîtrise de son corps :

C’est-à-dire la capacité de conformer son action aux exigences d’une situation

  • Le développement cognitif :

  • Connaissance, par exemple de données spécifiques telles que les conventions et règles de chacun des sports
  • Compréhension, par exemple symboliser par le graphe ou le mot un enchaînement réalisé, ou inversement réaliser un enchaînement à partir d’une symbolisation
  • Application
  • Adaptation
  • Formulation
  • Synthèse…
  • L’affinement socio affectif :

  • Communiquer, apprendre à « faire » avec, ou contre autrui, en prenant en compte les frustrations et les gratifications
  • Apprendre à instituer une loi en groupe et à la respecter
  • Découvrir les gratifications du geste réussi, le plaisir d’être cause

Puis d’une façon plus spécifique l’E.P.S. contribuera à :

  • Faire reculer les incapacités
  • Favoriser les compensations
  • Augmenter l’autonomie

Nous nous proposons d’atteindre les objectifs généraux de l’éducation physique au moyen des catégories d’activité suivantes :

    1. Exercices de développement des « facteurs mécaniques d’exécution » : Vitesse, détente, force, endurance, résistance, souplesse. Les activités porteront sur la course, le saut, la musculation, les assouplissements, la relaxation…
    2. Activités de coordination oculo-manuelle (dextérité des mains). Jonglage, lancer de précision, motricité fine…
    3. Activités de coordination dynamique générale
    4. Pour les petits : marche, course, saut, équilibre, lancer, grimper, porter
    5. Pour les plus grands cette coordination est impliquée dans les activités codifiées telles que la gymnastique, l’athlétisme

Par l’intermédiaire des catégories d’exercices précédentes mais plus spécifiquement aussi dans des situations plus « intériorisées » :

      • Connaissances des différentes parties du corps
      • De sa symétrie : donc de la latéralité, respiration, décontraction….
      1. Activités centrées sur la structuration de l’espace.

Comprenant les catégories d’activités précédentes mais aussi, plus systématiquement, des situations où il est nécessaire :

      • De s’orienter, par rapport à soi, puis par rapport à un tiers, ou un objet
      • D’intégrer les différents rapports topologiques dedans-dehors, dessus-dessous, haut-bas, loin-prés
      • D’apprécier les distances : court, long, les intervalles, la succession
      • Activités centrées sur la structuration temporelle : C’est-à-dire, par exemple, les activités qui permettent d’intégrer des notions de vitesse, de durée, de cadence régulière, de phrase musicale, d’accentuation, de moment précis (avant,après, en même temps…)
      • Activités de jeux collectifs
      • Activités d’expression : expression corporelle, danse, mime
      • Activités de pleine nature
ANFH CHU La région L'ARS
APF académie MDPH PEP